alex revision
July 9th, 2010, 12:55 PM
La très étrange notion de « vérité » chez certains juifs
Vincent REYNOUARD
En mai 2004, Ralph Bisschops a écrit dans le mensuel juif Shofar un article sur les « machines religieuses ». Pour lui, la vérité historique n’a aucune importance, au motif que « le virtuel engendre le réel ». Autrement dit : même si des faits présentés comme historiques relèvent en vérité du mythe (donc sont virtuels), la seule chose qui importe, c’est leur conséquences matérielles aujourd’hui (donc ce qu’on appelle la réalité). Il écrit :
Ce qu’on appelle les « croyances » ne joue qu’un rôle subalterne. Elles sont tout aussi aléatoires et remplaçables que les icônes de notre moniteur [d’ordinateur] ou les personnages d’un jeu vidéo. Ces sont des réalités « virtuelle » […] que nos propres cerveaux mettent en scène […]. Ce qui fait qu’elles se mettent à générer du réel. Pour ne donner qu’un exemple frappant : peu importe la vérité historique des Évangiles, le fait est bien là, qu’actuellement deux milliards de personnes se disent chrétiens, qu’il existe des millions d’églises, des milliers de facultés de théologie et une fabrique d’église qui procure de l’emploi à quelques millions de gens. C’est à cela que je pense, entre autres, en disant que le virtuel engendre le réel[1].
Plus bas, l’auteur va plus loin en expliquant :
[…] selon le constat actuel des archéologues et des historiens, les juifs n’auraient jamais vécu en Egypte et le personnage de Moïse ne serait qu’un déguisement du roi Saül. Soit, mais cela ne change rien au fait qu’à Pessah, quatre millions de familles juives partout dans le monde célèbrent et célèbreront la sortie d’Égypte. La vérité historique n’y changera rien […]. Ce qui importe, c’est le génie du texte, sa véracité, non pas sa vérité. Par véracité, j’entends : la manière dont le texte traduit les lois de la vie et le fonctionnement de l’homme [Ibid., pp. 11-12].
Appliqué à l’ « Holocauste », cela donnerai :
« Peu importe la vérité historique des thèses exterminationnistes. Le fait est bien là, qu’actuellement, des milliards de personnes croient en l’ « Holocauste », qu’il existe des centaines de musées, des dizaines de facultés avec des chaires sur le sujet, et un Shoah-business qui procure de l’emploi à quelques millions de gens. »
Et si, un jour, des historiens officiels reconnaissent que les chambres à gaz homicides et l’ « Holocauste » sont un seul et même mythe, les juifs écriront :
« […] selon le constat actuel des archéologues et des historiens, les juifs n’ont pas été exterminés sous Hitler. Soit, mais cela ne change rien au fait que le jour du Yom Hashoah, quatre millions de familles juives partout dans le monde célèbrent les six millions de morts et lisent la « Megillat Hashoah ». La vérité historique n’y changera rien […]. Ce qui importe, c’est le génie du texte, sa véracité, non pas sa vérité. Par véracité, j’entends : la manière dont le texte permet de justifier l’existence d’Israël et l’interdiction dans le monde — sauf en Israël — du nationalisme. »
Voilà pourquoi il est vain de vouloir convaincre les juifs. Pour eux la vérité objective est sans importance. Qu’un fait soit historique ou inventé est hors de propos. Seul compte le bénéfice que l’on peut en tirer dans la situation présente.
[1] Voy. Shofar, n° 256, mai 2004, pp. 10-11.
Vincent REYNOUARD
En mai 2004, Ralph Bisschops a écrit dans le mensuel juif Shofar un article sur les « machines religieuses ». Pour lui, la vérité historique n’a aucune importance, au motif que « le virtuel engendre le réel ». Autrement dit : même si des faits présentés comme historiques relèvent en vérité du mythe (donc sont virtuels), la seule chose qui importe, c’est leur conséquences matérielles aujourd’hui (donc ce qu’on appelle la réalité). Il écrit :
Ce qu’on appelle les « croyances » ne joue qu’un rôle subalterne. Elles sont tout aussi aléatoires et remplaçables que les icônes de notre moniteur [d’ordinateur] ou les personnages d’un jeu vidéo. Ces sont des réalités « virtuelle » […] que nos propres cerveaux mettent en scène […]. Ce qui fait qu’elles se mettent à générer du réel. Pour ne donner qu’un exemple frappant : peu importe la vérité historique des Évangiles, le fait est bien là, qu’actuellement deux milliards de personnes se disent chrétiens, qu’il existe des millions d’églises, des milliers de facultés de théologie et une fabrique d’église qui procure de l’emploi à quelques millions de gens. C’est à cela que je pense, entre autres, en disant que le virtuel engendre le réel[1].
Plus bas, l’auteur va plus loin en expliquant :
[…] selon le constat actuel des archéologues et des historiens, les juifs n’auraient jamais vécu en Egypte et le personnage de Moïse ne serait qu’un déguisement du roi Saül. Soit, mais cela ne change rien au fait qu’à Pessah, quatre millions de familles juives partout dans le monde célèbrent et célèbreront la sortie d’Égypte. La vérité historique n’y changera rien […]. Ce qui importe, c’est le génie du texte, sa véracité, non pas sa vérité. Par véracité, j’entends : la manière dont le texte traduit les lois de la vie et le fonctionnement de l’homme [Ibid., pp. 11-12].
Appliqué à l’ « Holocauste », cela donnerai :
« Peu importe la vérité historique des thèses exterminationnistes. Le fait est bien là, qu’actuellement, des milliards de personnes croient en l’ « Holocauste », qu’il existe des centaines de musées, des dizaines de facultés avec des chaires sur le sujet, et un Shoah-business qui procure de l’emploi à quelques millions de gens. »
Et si, un jour, des historiens officiels reconnaissent que les chambres à gaz homicides et l’ « Holocauste » sont un seul et même mythe, les juifs écriront :
« […] selon le constat actuel des archéologues et des historiens, les juifs n’ont pas été exterminés sous Hitler. Soit, mais cela ne change rien au fait que le jour du Yom Hashoah, quatre millions de familles juives partout dans le monde célèbrent les six millions de morts et lisent la « Megillat Hashoah ». La vérité historique n’y changera rien […]. Ce qui importe, c’est le génie du texte, sa véracité, non pas sa vérité. Par véracité, j’entends : la manière dont le texte permet de justifier l’existence d’Israël et l’interdiction dans le monde — sauf en Israël — du nationalisme. »
Voilà pourquoi il est vain de vouloir convaincre les juifs. Pour eux la vérité objective est sans importance. Qu’un fait soit historique ou inventé est hors de propos. Seul compte le bénéfice que l’on peut en tirer dans la situation présente.
[1] Voy. Shofar, n° 256, mai 2004, pp. 10-11.